mercredi 26 décembre 2007

23 Décembre avec les "Jeunes" : LES CARRIERES DE BEAULIEU

Randonnée dans les carrières de Beaulieu, Castries et Saint Géniès des Mourgues :
Des pierres … à ciel ouvert




Si les carrières de Castries furent exploitées dès l'époque gallo-romaine, ce n'est qu'à partir du XIIè siècle que l'activité prend son véritable essor. Elles furent surtout exploitées du XVème au XXème siècle pour donner la fameuse pierre dite "de Castries", qui a servi notamment à la construction de la Promenade du Peyrou à Montpellier. Ces pierres calcaires proviennent de l’accumulation de dépôts coquilliers fossiles au Miocène, il y a quelques 20 millions d’années.


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--traces des roues de charrettes------------ carrières actuelles en exploitation
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--pic-nic dans les carrières

Pour l'exploitation, les carriers utilisent la hache, la pioche et la masse sans oublier "l'escoude", sorte de pic à deux bouts tranchants et biseautés. Cet outil servait à entailler verticalement la pierre. Une fois délimitée les dimensions de la pièce (cairon, parpaing ou gros bloc) à même la roche par la technique de martelage, elle était découpée. Il ne restait plus alors qu'à l'extraire à l'aide de pics… en espérant ne pas casser ses angles !

Les pierres de Castries ont été utilisées pour les châteaux d'apparat de la région : Assas, Flaugergues, Massane, la Mogère, la Mosson …et Castries !

A la sortie de la Seconde Guerre mondiale il faut reconstruire. La mécanisation devient réalité et peu de carriers ont les moyens de suivre ce rythme. L'«escoude» part donc au musée, tandis que les marteaux-piqueurs, tronçonneuses ou autres haveuses font leur entrée dans les carrières. Les carriers se muent en grutiers, conducteurs d'élévateurs et chauffeurs de poids-lourds. C'est grâce aux carriers de Beaulieu, Saint-Geniès-des-Mourgues mais aussi de Sussargues que sont construits rapidement les HLM de la Cité Astruc, La Paillade et Celleneuve.
Pendant cete période la pierre s'exporte aussi.

Le début des années 70 marque la fin du règne de la pierre de taille, concurrencée par le béton. Les carrières ferment peu à peu. Seules 9 d'entre elles sont aujourd'hui en activité dans l'Hérault. Parmi elles, les entreprises Farrusseng et Proroch exploitent la pierre de Beaulieu. Les carriers s'orientent désormais vers le marché de la décoration : cheminées, fontaines, sculptures. Si le volume d'extraction a chuté : 12000 m3/an dans les années 50-60 pour 3000 m3/an aujourd'hui.
Certaines ont été réhabilitées. Ainsi, les carrières «Reganhat» de Saint Géniès des Mourgues se sont transformées en «sentier découverte». Pour Sussargues, les montagnes et les canyons sont un lieu propice à l'expression artistique. A Castries un front de carrière a été aménagé en mur d'escalade, tandis que celle de «Fondespierre» est empruntée lors d'un concours d'attelage.

Nous avons terminé la balade "Castries Beaulieu" en bouclant par le vieux village de St Géniès des Mourgues pour visiter ses vieilles rues. Petit détour par son église du XII ème et sa crèche de Noël animées par de nombreux automates.

--- >blason de l'église

Le cuisininer en chef s'est surpassé durant ces fêtes de Noël ; malgré ses réticences à afficher ses plats, voici quelques photos de ceux qu'il nous a concoctés :

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--des filets de rouget aux petits légumes (fenouil, poivrons), cuissot de sanglier aux navets de Pardillan et compotée de pommes, le cuisto et sa fille, et la contribution de la mulotte avec le gateau au chocolat.

1 commentaire:

Le Margouillat a dit…

Je reconnais ces lieux...
Ces carrières sont très impressionnantes.
Vraiment un lieu à explorer dans la région!!!
Claire et Mike

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