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mardi 20 août 2024

Finistère, Le Cotentin : Barneville-Carteret, La Gacilly (expo photo) Juillet /Août 2024

Vue sur la ville close de Concarneau


Arrivée en Bretagne le mercredi 17 Juillet.

Quelques balades le long des sentiers côtiers :
                                    Raguénès,  la pointe de la Jument,  Kersidan..... 


Concarneau, malheureusement, il y a des algues vertes sur le port ; nous n'en n'avions encore jamais vues.


Puis direction le Cotentin avec un arrêt à Landerneau au fonds Hélène et Edouard Leclerc : plus de 300 photographies d’Henri Cartier-Bresson sont réunies. Il  lui consacre  « l’œil du siècle » une grande rétrospective. Une exposition vertigineuse truffée de clichés mythiques et de récentes redécouvertes. La diversité de l’œuvre du mythique photographe, co-fondateur de l’agence Magnum, voilà l’ambition de cette vaste rétrospective.

Du samedi 27 juillet au 3 août, à Baubigny près de Barneville-Carteret dans le Cotentin. Notre location est située dans le manoir du XVIème, ancienne exploitation agricole : Cour carrée, entourée de tous les bâtiments d'exploitation (élevage laitier, de chevaux, ...). Nous sommes à 500 m de la plage de Baubigny : Paysages de dunes autour d'Hatainville. Le plus grand massif dunaire d'Europe avec une hauteur de 80 m, aujourd'hui propriété du Conservatoire du littoral.
Une plage de 12 km entre le Cap de Carteret et le Cap du Rozel: jeux de cerf-volant, char à voile.

 

 

Plage d'Hatainville
Nous en profitons pour faire une cure de crustacés : crevettes , tourteaux..... cette région est le rayon des poissons et crustacés (homard bleu)  tout juste débarqués des bateaux côtiers.

Belle randonnée en boucle, au départ d'Hatainville, sentier serpentant dans les dunes puis une halte s'impose à la plage de la Potinière à Carteret.  En forme de fer à cheval, au pied du Cap de Carteret, le succès de la plage de la Potinière remonte au temps de la vogue des bains de mer. Depuis, les années ont passé mais les cabines de bain, toutes bleues et blanches, sont toujours là et témoignent de cette époque.

 

Plage de la Potinière à Carteret
Nous empruntons le GR 232 le long du Cap de Carteret qui grimpe sur les falaises, promontoires rocheux culminant à 65 m,  (quelques passages plus sportifs). Magnifique vue sur la plage d'Hatainville. En dessous de la falaise déchiquetée, nous  plongeons sur des rocher érodéss et une mer d'un vert émeraude avec de nombreuses criques.  Les différentes couleurs bleues nous rappellent les paysages des Marquises.

Le phare (bâti en 1870) s’élève à 84 m au-dessus du niveau de la mer. Le sentier contourne la pointe ouest vers la vieille église ruinée du Cap au milieu de la lande.  De vieux murs en pierre sèche délimitent les propriétés.

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GR 232

 

Retour à travers les dunes sur le GR, où une "jouette" de lapin  provoque une belle entorse à Marie-Noëlle.

Visite de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Lessay, abbaye bénédictine d'architecture romane, fondée au XIe siècle.
Elle est un des fleurons de l'architecture romane normande.

Cette région est très agricole : culture de poireaux intensifs à perte de vue et carottes des sables (dont la fête de la carotte à Créances).

Une balade également à Port Bail  : une digue route sépare en deux le havre avec un pont à 13 arches et permet de distinguer le havre nord et le havre sud.  Une grande diversité de végétations de marais salés. D’une surface avoisinant les 300 hectares, le havre nord de Port-Bail se remplit et se vide au rythme des marées. Son embouchure (havre sud) est partiellement barrée par deux flèches sableuses et forme un « bec de perroquet ».

Puis, nous abandonnons le bord de mer pour découvrir les terres du Cotentin.  Visite de la ville de Carentan au milieu

des marais.
Elle a été l'objet de rude combat en juin 1944. 180 parachutistes américains ont été largués par erreur dans les marais en eau et recueillis en barques par les habitants.

Nous voilà à l'embarcadère et discussions avec le capitaine pour savoir si nous pourrons embarquer, car pas de réservation. Nous voilà embarqués et en route pour la découverte commentée des marais du Cotentin et du Bessin formés par les vallées des cinq fleuves :  la Douve, de la Taute, de la Vire, de l’Aure  qui se jettent en baie des Veys et  l’Ay. C'est une vaste zone humide de 30 000 ha. L’hiver, lorsque les pluies sont abondantes, les rivières débordent et les nappes phréatiques remontent. Le marais devient un véritable déversoir pour les eaux du haut-pays. Les prairies sont unifiées par la montée des eaux, c’est la blanchie.


Au printemps, la végétation émerge des zones inondées. Vaches et chevaux sont mis à brouter sur les prairies. L’été vient la fauche du foin. La longueur de son cours d'eau est de 39,6 km dont quinze kilomètres sont classés navigables.
Nous y voyons également des huttes de chasse très nombreuses (une centaine) et certaines même équipées de panneaux solaires.

En juin et juillet 1944, l’ancienne église de Graignes est gravement endommagée par les combats et notamment entre les allemands et les parachutistes tombés dans le marais. Seul le chœur subsiste – il deviendra le Mémorial franco-américain. Le village a été reconstruit à 800 m des ruines de l'ancien.Moins connu qu'Oradour-sur-Glane, ce village et ses habitants ont subi le même sort.

Fresques de l'église de Marchésieux
Nous terminerons notre séjour par la visite de la belle église de Marchésieux (14ème) et ses fresques du XVème .restaurées en 1947. Nous faisons un petit détour jusqu'à "La maison des Marais" : elle est localisée au bord des Marais Saint Clair à Marchésieux. Ce bâtiment ancien (linteau daté de 1773), présente des caractères de l’architecture traditionnelle des marais : soubassement sans fondation en pierre, murs en masse (argile et paille), couverture en chaume avec un faîtage d'iris, planchers en terre, sol en terre battue.

Retour le samedi 16 juillet par La Gacilly.  La commune est connue pour être la ville natale d'Yves Rocher et pour son festival de photo en plein air, cette année très orienté "Australie": Bobbi Lockyer, culture aborigène, et bien d'autres sans oublier Joël Meyerowitz, l'américain et les quartiers du Bronx, l'un des photographes les plus connus pour les photos de rues,  Louise Johns et ses photos du Montana, Alessandro Cinque. des images documentant les effets dévastateurs de l’industrie minière sur l’environnement, la santé et la vie des communautés autochtones. (lithium, ....), Bernard Plossu et ses tirages Fresson.

La Maison des Marais

Retour sur Clapiers le 10 Août avec un arrêt en Sologne, à Salbris. 

 

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien de l'album photo google web.





 



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