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mardi 26 juin 2012

Plateau de Guilhaumard : circuit Le Mas Reynal/La Résurgence de la Sorgues Juin 2012

Le plateau Guilhaumard jouxte le plateau du Larzac au SO. Nous sommes partis du Mas Raynal, joli hameau aveyronnais.
Nous empruntons au début un sentier serpentant entre les buis et les rocailles puis nous traversons le causse et ses rochers ruiniformes par une piste. Il est encore couvert de fleurs en cette saison (fin juin). Puis nous sommes descendus par la hêtraie de la Roque Haute et pique-nique au bord d'un ruisseau avant St Rome de Berlières. Après avoir traversé ce village, nous avons longé  la rivière La Sorgues. Nous découvrons les bassins de la pisciculture tout en amont et nous nous dirigeons vers une énorme bâtisse : le château de Sorgues (transformé en chambres d'hôtes de charme). 

Château de Sorgues
Puis on découvre la résurgence au fond du vallon, au pied de la falaise. La Sorgues jaillit hors de la roche avec un débit impressionnant. La rivière souterraine vient de l'un des plus importants gouffres de notre région, l'abîme du Mas Raynal.  On termine la boucle en remontant par une bonne grimpette vers la ferme des Aires puis le Mas Raynal. Nous retrouvons "Gaby"au retour sur le parking qui nous indique "son sentier" qui serait un raccourci passant au pied de la falaise. Encore à cette époque de nombreuses orchidées : Orchis pyramidal Anacamptis pyramidalis en grand nombre, Cephalanthera damasonium et rubra, hommes pendus Acera anthropophorum, Ophrys aveyronensis, Ophrys abeille Apifera, plathanthère, Neottia nidus-avis orchis nid d'oiseau, orchis brûlé neotinea ustulata.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien de l'album photo google web.

lundi 25 juin 2012

Bretagne Mai 2012 : Ile de Sein, Ste Anne La Palud, Douarnenez

Ile de Sein
Nous profitons de l'anniversaire de Jeannette pour randonner  à nouveau dans le Finistère. Tout d'abord une belle excursion à l'Ile de Sein. Après une belle traversée calme, nous atteignons l'île de Sein 1 h après avoir quitté l'embarcadère d'Audierne. Nous passons près des phares de la Vieille et de de la Plate, dans l'aligneme​nt de la chaussée de Sein (Pointe du Raz).  Un petit caillou sans buisson, ni arbre, ni culture, juste des murets de pierres sèches et des maisons très colorées aux ruelles étroites. Les rochers sont couverts d'améria rose et de silène blanche.  Le bourg accueille encore 100 personnes durant l'hiver.
Plage de Ste Anne La Palud




Une belle randonnée également à Sainte Anne La Palud, haut lieu de pélerinage breton mais l'église est décevante. En contre partie, nous empruntons un très beau sentier côtier au départ de la plage de Ste Anne en direction de la pointe de Trefeunt​ec. 

De la pointe de la Jument à la pointe de Millier (Douarnenez)
Puis, encore une très belle randonnée aux environs de Douarnenez :  De la pointe de la Jument direction plein ouest vers la pointe de Millier, une côte déchiquetée et sauvage, avec des chaos de rochers battus par la mer et les vents. Des paysages à vous couper le souffle. Un bon exercice de rééducation pour JP car le sentier n'est fait que de montagnes russes bien pentues.
Enfin, une dernière balade au Cabellou, à Concarneau en empruntant le sentier au départ de la chapelle St Fiacre vers Pouldohan.







Pour en savoir plus, cliquez sur le lien de l'album photo google web.



samedi 5 mai 2012

Une randonnée aux paysages variés à Quissac dans le Gard

Lac de Rouvière

 Un circuit de 15 km entre Vidourle, Crieulon, lac et châteaux. Le départ se fait à l'ancienne gare de Quissac puis direction St Théodorit en suivant les balisages du GR. Nous empruntons tout d'abord un sentier à droite de la route qui monte vers des pylones et qui redescend à travers la garrigue au Mas de Sire : une manade. Le sentier traverse des anciennes vignes où paissent des taureaux. Nous traversons le Crieulon, affluent du Vidourle sur un pont submersible puis nous délaissons le balisage du GR pour prendre le "vert et jaune". Nous atteignons le château de Roux aménagé en restaurant et gîtes puis vient ensuite le domaine de Nogarède. Nous traversons un bois et arrivons à une digue où de nombreux pêcheurs tentent de ferrer brochets ou sandres. Un nouveau château se profile à l'horizon. Nous longeons tout d'abord les dépendances du Château de la Rouvière pour l'apercevoir niché dans les oliviers. Très belle restauration. Nous traversons des sainfoins et luzernes et arrivons encore à un château.

Chapelle de Pise

Il s'agit du Château de Florian. Puis nous nous engageons d'abord sur une piste puis sur un sentier très bien aménagé pour aller observer la superbe église réformée de Pise. 
C'est une chapelle style romane qui date de 2006 : très curieux pour un temple protestant. Le domaine d'Ayrolles se détache au loin. Nous y passerons et traverserons une nouvelle fois des luzernes et un bois. La boucleest terminée et nous retrouvons le goudron, nous sommes à 10 mn de notre voiture. 

Château de la Rouvière
Quant à la gare Quissac, un grand nombre de trains y passaient.  Quissac a été une plaque tournante en 1882, la liaison Alès-Montpellier via Lézan et Sommières a donné une importance à cette gare. Elle a permis aux produits locaux en provenance des tanneries, filatures, ganteries, bonneteries et production de laine d'être écoulés. Ce fut aussi le cas pour les produits agricoles comme le vin. Cette ligne a été fermée définitivement aux voyageurs en 1969 et en 1989 pour les marchandises.


Pour ceux qui veulent en savoir plus, un diaporama est en ligne en cliquant sur l'album photo google web (en ligne).


lundi 16 avril 2012

Monts du Pilat, Franche Comté et Bourgogne du Sud (Brionnais) Avril 2012

Nous nous remettons en jambe après l'immobilisation de JPierre. Il retrouve la forme et assure sa mission en Franche-Comté. Tout d'abord un petit arrêt dans le Pilat à Annonay puis au Crêt de la Perdrix (avec encore quelques plaques de neige !) avant de gagner Lyon pour retrouver Claire et Mikaël. Puis à nouveau une randonnée avec les jeunes dans les Monts du Pilat à Doizieu (région du Gier). Malgré un temps un peu frisquet et dans le brouillard, nous avons emprunté un joli sentier bien vallonné où les jonquilles pointaient leur bout du nez. Nous avons terminé par la visite du village de Sainte Croix en Jarez et de sa Chartreuse, situé sur les contreforts du massif du Pilat, au cœur du Parc Naturel Régional. Ste-Croix-en-Jarez est classée parmi les "plus beaux villages de France". L’ancien monastère est devenu village car les cellules de moines ont été vendues à la Révolution.(Pour info pratique : à 45 mn de Lyon et de Saint-Etienne).

Nous quittons Lyon le lundi 2 Avril pour arriver dans le Jura à midi au Cirque de Baume les Messieurs. L'abbaye est fermée mais nous en faisons le tour et nous décidons d'aller au fond du cirque à pied. Nous traversons le petit village de Baume et nous longeons le Dard jusqu'à sa résurgence. Nous abandonnons la visite de la grotte... est-ce ouvert d'ailleurs car peu ou pas de touriste !
Puis nous partons à la recherche de petites cabanes de berger style nos capitelles de chez nous ou bories dans le Lubéron. Nous rencontrons des marcheuses Francs-comtoises bien sympathiques qui nous indiquent les lieux car elles ne sont pas évidentes à dénicher.
En Franche Comté, je laisse JP s'occuper de ses stagiaires de la Protection des Végétaux et je vais me promener. Malheureusement le temps n'est pas de la partie et mes balades extérieures sont bien compromises. J'en profite pour visiter Ornans et le manifique musée de Courbet restauré en 2011 puis une petite excursion sur le chemin emprunté par Courbet et une petite balade à la source du Lison. Une visite également aux salines de Salins les Bains sur l'Histoire du Sel et de son exploitation en Franche Comté ! De magnifiques galeries souterraines du XIIIème siècle abritent un système de pompage hydraulique encore en fonctionnement.
Dans le salle des poêles, on découvre le dur labeur des sauniers. Ce site est maintenant classé au Patrimoine Industriel Historique inscrit depuis 2002 sur la liste du Patrimoine UNESCO. Cette mine qui extrayait le sel gemme pour le salage des routes a fermé en 1962. J'ai flâné à travers les ruelles et escaliers anciens de Salins malgré la pluie. La ville s'est orientée maintenant vers le thermalisme.

Dernière échappée avec une petite balade aux tourbières de Frasne. Au milieu du XVIIIe siècle, les habitants de Frasne commencent à extraire la tourbe des marais. Cette exploitation durera jusque dans les années 1950. Actuellement les zones humides bénéficient d'une grande protection. En 1974, la commune de Frasne a créé une réserve naturelle de 176 ha. Elle comprend une partie du Forbonnet, la marais de l'Ecouland, le marais du Toureau (ou de l'Ebrenne) et les Levresses. En 2003, cette réserve est devenue une réserve régionale.(très riche en terme de flore et faune)
Ce sont des milieux à caractère très acide qui empêche la décomposition des végétaux en favorisant ainsi la fossilisation (pollens, spores, invertébrés et vertébrés), ce qui permet de retracer le paysage botanique au cours des 15000 dernières années.
Il a été aménagé 2 sentiers de découverte des tourbières avec des pontons dans un paysage nordique. Toujours sur Frasne, j'ai pris le temps de faire une balade avec pique nique dans la vallée du Drugeon (également réserve naturelle) qui m'a fait plonger dans un coin de Canada, un fragment de Taïga, un soupçon de Toundra.
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Nous avons terminé notre escapade par la visite du Maconnais et du Brionnais. 2 jolies régions que nous ne connaissions pas. Malheureusement un temps pluvieux ne nous a pas permis de faire de la randonnée, mais nous avons emprunté le circuit des chapelles romanes. (Iguerande, Anzy le Duc, Semur en Brionnais.....). Jolie région de bocage où les vaches charolaises paissent dans les prés clos de haies. Notre pied à terre était à Châtenay près du bourg de la Clayette et je recommande fortement cette chambre d'hôte où l'accueil a été très chaleureux. Madame Jolivet nous a préparé des petits déjeuners "pantagruéliques". Un salon avec un poêle à bois alimenté en permanence et une cuisine étaient à notre disposition. Je joins le lien de la chambre d'hôtes des Bassets.

Pour les curieux, un clic sur le lien de l'album photo google web du Pilat, Franche-Comté et un second album photo google web sur le Charolais, Brionnais

lundi 26 mars 2012

Balade à Celles, le village abandonné du Salagou Mars 2012


Ré-éducation oblige pour Jean-Pierre ; nous ne pouvons encore que reprendre de petites randonnées dans l'arrière pays. Samedi 25 Mars, un petit circuit au Lac de Salagou et plus particulièrement au village de Celles sur les berges du Salagou.
Il est situé juste sur les bordures du lac et ses maisons en ruffe typiques sont en ruine ; ce petit hameau détone au milieu des herbes jaunes des rives du lac car il a été abandonné par le maire de la commune et pillé. Plus nous approchons et plus cela devient ténébreux ! Des pans entiers de maisons se sont écroulés,on ne voit que grillages qui protègent des tas de pierres et murs instables. la vie se serait-elle dérobée ? Nous déambulons dans les rues fantomatiques.... lugubres. Les eaux du barrage du Salagou auraient dû partiellement le noyer, il y a une quarantaine d'années, en 1969. La montée des eaux prévue jusqu'à la cote 150, fut stoppée à l'altitude 139, épargnant le hameau, situé à la cote 140. Mais il était trop tard, les gens expropriés avait déjà quitté leurs demeures. Sous les eaux, dorment, englouties, terres et demeures de bergers et de cultivateurs de la vallée.

Il subsiste l'église et l'ancienne mairie devenu un gîte. Il a été racheté par le Conseil Général qui a grillagé l'ensemble pour le sécuriser. Il reste maintenant à le réhabiliter mais il y a un manque sérieux de fonds !

Il a été tourné le film "Zone rouge" de Robert Enrico, avec Sabine Azéma et Richard Anconina.

Le départ de la rando est un aller et retour et s'est fait au départ du parking d'Octon près du hameau de Ricazouls.

 Pour en savoir plus, cliquez sur le lien de l'album photo google web (en ligne).



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dimanche 18 décembre 2011

Fête des Lumières à Lyon du 8 au 11 Décembre 2011


Ce n'est pas de la randonnée en rase campagne, mais nous avons arpenté les arrondissements de Lyon à la découverte de nombreux sites grandioses, poétiques ou insolites. Quatre jours, pour s’émerveiller en découvrant le festival des Lumières. Un rendez-vous nocturne incontournable pour les amateurs de spectacles "sons et lumières", Lyonnais ou non .
Pour cette 13ème édition de la Fête des Lumières, les monuments, les fleuves -Rhône et Saône - les ponts, les collines se transforment en une véritable féérie de lumière.
La Fête des Lumières est née le soir du 8 décembre 1852, lorsque les Lyonnais ont illuminé leurs fenêtres et leurs balcons avec des bougies et sont descendus dans la rue pour célébrer l’installation de la statue de la Vierge Marie sur la colline de Fourvière. Aujourd'hui cette fête populaire, dénommée fête du 8 décembre ou des illuminations, se déroule sur 4 jours autour du 8 décembre. Les habitants éclairent leurs façades en posant de petits lumignons sur les rebords des fenêtres. La Fête des Lumières anime tous les quartiers et offre dans toute la ville des scénographies et des spectacles de lumière innovants et surprenants. Lorsque la fraîcheur de la nuit tombe, marrons grillés et vin chaud apportent un peu de chaleur !
Merci aux Lyonnais pour l'accueil et l'organisation de ce long week-end.

Pour en savoir plus sur tous ces lieux illuminés : les places du Terreau, Bellecour, de la République, la cathédrale St Jean ou bien encore le quartier de Croix Rousse, cliquez sur le lien de l'album photo google web (en ligne).

lundi 5 décembre 2011

Côte Atlantique : Landes, Bassin d'Arcachon et Bretagne 2011



Ce séjour est basé sur l'observation des grues cendrées et de oiseaux migrateurs dans les Landes et le Bassin d'Arcachon. Notre base dans les Landes se situe à Mimizan, région que JPierre tient à me faire connaître. Il a effectué l’inventaire des petits mammifères de ces forêts de pins maritimes, plus particulièrement de la réserve de la Mailloueyre.


Notre première balade emprunte le sentier de la Malloueyre au départ de la maison forestière de Leslurgues où se trouvent 2 vergers pour la production de graines de pins maritimes. Le sentier serpente dans la « forêt de protection » derrière la dune où se trouvent 2 étangs. Son objectif est de protéger la forêt de production, située en arrière, de la violence des vents et du des embruns salés. Ceci est visible par l’aspect torturé des pins maritimes formant des sculptures végétales et de nombreux arbres morts. Les dunes du cordon dunaire sont fixées grâce à 2 graminées : l’oyat et l’agropyron. Ce site est intégré dans le réseau européen Natura 2000.

Pour notre deuxième balade, nous observons les grues cendrées au gagnage puis allons à la réserve d’Arjuzanx (près de Morcenx) rejoindre Bernard Devaux, le collègue de JPierre, qui nous a accueilli dans sa maison forestière de Mimizan plage.
En ce milieu d’après midi, les grues ne cessent de se diriger vers leur dortoir et nous attendons l’heure pour gagner le point d’observation et assister au spectacle.




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--- Le cordon dunaire de Mimizan --- Les grues cendrées au gagnage dans les chaumes de maïs --- vols de ramiers


Situé au coeur de la forêt landaise et aux portes du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, le site d’Arjuzanx, qui s’étend sur plus de 2600 hectares, est né de l’exploitation d’une mine de lignite (sorte de charbon). Depuis 1983 l’ancienne mine, réhabilitée par EDF, accueille surtout des Grues cendrées en hivernage de mi octobre à mi-mars. C’est le 1er site français d’hivernage des grues. Lors de notre passage, le nombre de grues a été estimé à plus de 23.000. J’ai été très impressionnée par cette « féérie » de ces oiseaux. Les zones de remise du site d’Arjuzanx se composent de dortoirs (bordures et zones de faible profondeur des plans d’eau et aussi de dépressions humides) et de zones de pose (pré d’envol et pré-dortoirs) qui correspondent aux milieux prairiaux et landicoles.
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--------Fôret landaise ------ Lac d'Aureilhan ---- La dune du Pyla prise du Cap Ferret--------- Parc ostreicole -Les grues cendrées, nichent dans le Nord de l’Europe. A l’automne, elles se regroupent et partent pour un grand voyage allant des pays scandinaves et de l’Allemagne du Nord à la péninsule ibérique. Parce qu’idéalement situé sur le couloir de migration, les Landes de Gascogne accueillent de très nombreuses Grues cendrées en hivernage. Les sites majeurs sont la Réserve Nationale d’Arjuzanx et le Camp du Poteau à Captieux. Les grues qui ne s’arrêtent pas en France rejoignent l’Espagne (Extremadura). A partir de février, les grues entament la migration de retour vers leurs zones de nidification où les couples vont se disperser, au sein de vastes étendues de marais, de tourbières, de forêts marécageuses pour se reproduire.
Un grand merci à nos amis Bernard et Elisabeth qui nous ont permis d’assister à ce ballet. Avant de gagner Lanton et le Bassin d’Arcachon, un dernier adieu aux Landes en passant par le lac d’Aureillan, puis les étangs de Biscarrosse, mais peu d’oiseaux dans les jumelles.


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----- Le Bassin d'Arcachon --------- la réserve du Teich et ses huttes de chasseurs -


Notre point de chute fut Lanton où nous retrouvons un ami de longue date, Guy DUPUY (qui n’a pas pris une ride !) que nous remercions pour son chaleureux accueil. Une hésitation pour la durée du séjour (en fonction du temps), et nous choisissons de rester quelques jours pour découvrir le bassin d’Arcachon.
Nous profitons de la douceur automnale et du généreux soleil pour faire de nombreuses observations dans les vasières du Bassin d’Arcachon. Une visite au Cap Ferret, à Arcachon et à dune du Pyla s’imposait. A noter 2 belles randonnées. L’une au domaine de Certes-Graveyron, domaine du Conseil Général, (anciens bassins piscicoles aujourd’hui aménagés pour la faune) et l’autre à la réserve ornithologique du Teich. Le bassin d'Archachon à marée basse, est un espace favorable à l'hivernage des limicoles et bernaches cravants et la longue vue s’impose. Nous avons pu observer des stationnements de bernaches, limicoles (pluviers argentés et dorés, bécasseaux variables, ...), chevaliers (gambette, aboyeur, ...) barges à queue noire... spatules, cigognes, cygnes tuberculés, grand cormorans, aigrettes garzettes, grandes aigrettes, hérons, …., plus de 40 espèces !
Avant de gagner la Bretagne, une halte est prévue dans le Marais Poitevin, cette fameuse Venise Verte. Pique nique à Coulon puis promenade en bordure des canaux, visite de Damvix et un coup d’œil à l’abbaye en ruine de Maillezais, mais nous y reviendrons pour un séjour plus long.

Là encore notre fin de séjour breton est aussi orienté sur l’observation des oiseaux limicoles et migrateurs. Quelques travaux de jardinage chez Jeannette et nous profitons de belles journées de novembre pour aller au Pays Bigouden, plus particulièrement dans l’Anse de Pont l’Abbé, Loctudy et l’Ile Tudy, cette langue de terre qui porte le nom d’île mais n’est qu’une presqu’île et ancien port sardinier. Bernaches cravants et de nombreux limicoles sur les vasières face aux îles Queffet, Chevalier, Garrot. Des chevaliers (gambette) mais aussi courlis cendré et courlieu, bécasseaux sanderlings, minutes, grands gravelots mais aussi de nombreux canards : tadornes, sarcelles d’hiver, souchets, pilets.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien de l'album photo google web (en ligne).

dimanche 23 octobre 2011

Randonnées en Aubrac avec nos amis Soubrier Octobre 2010


L'Aubrac situé au Sud du Massif Central est étalé sur 3 départements : Lozère, Aveyron et Cantal (une faible part, la région de St Urcize). C'est un vaste plateau limité au nord par la Vallée de la Truyère et au sud par la Vallée du Lot. D'une altitude moyenne de 1000 m à 1400 m, l'Aubrac culmine à 1469 m au signal de Mailhebiau (Lozère) et 1440 m aux Trucs d'Aubrac (Aveyron). Le climat est typiquement montagnard, avec des hivers longs et rudes où la neige envahit le plateau balayé par la tourmente. Mais dès le printemps, la végétation renaît riche d'une flore exceptionnelle, abritant plus de 1000 espèces de plantes dont certaines sont très rares.
Grands pâturages, boraldes, lacs, cascades, forêts et tourbières, voilà l'Aubrac, pays de silence et de mystère qui fascine toutes les âmes amoureuses de la nature.
Mais qu'est-ce donc que l'Aubrac ? un plateau, un hameau, une vache, un fromage ? tout cela à la fois.

Jusqu’aux alentours de l’an 1000, l’Aubrac était couvert de forêts de hêtres et de sapins. Un dénommé Adalard, comte d'origine flamande, à fonder au voisinage du point le plus élevé, une abbaye pour protéger les pèlerins. Cette abbaye fut construite par des moines en 1120. On l’appella Abbaye d’Aubrac. Il n'en reste que l'église romane, un bâtiment du XVe siècle transformé en maison forestière, une tour carrée dite "Tour aux anglais" qui aurait été bâtie vers 1350 pour pour protéger la dômerie des attaques des anglais (pendant la guerre de 100 ans).

Les moines défrichèrent au fur et à mesure autour de leur abbaye. Ces espaces déboisés étaient trop en altitude pour cultiver de façon rentable des céréales. Par contre, l’herbe poussait bien et était très riche. C’est ainsi que l’élevage a commencé grâce à la race Aubrac : une race rustique, très résistante. Elle a longtemps été utilisée pour des travaux de force.
Il y a plusieurs siècles, on désignait par Aubrac ou Laguiole à la fois les vaches et le fromage.
Le Laguiole est un fromage au lait de vache cru et entier, il a une forme ronde et pèse environ 45 kg. Il trouve ses origines vers l'Antiquité mais c'est vers le XIIè siècle que les moines de la dômerie le produisent de façon plus sérieuse. Il sera fabriqué dans les "Mazucs" (burons) répartis dans les pâtures de l'Aubrac.
Quant à l'Aligot, lorsque le pèlerin sur la route de St Jacques de Compostelle, arrivait affamé, il frappait à la porte de la dômerie et demandait en latin "Aliquid" ce qui signifiait quelque chose à manger. Ce terme au travers des ans est devenu aliquot puis en occitan aligot.

La transhumance. Jadis, les troupeaux sauvages, guidés par leur instinct, suivaient la piste des herbages les plus abondants, ils transhumaient vers les pâturages d'altitude du Massif Central. Au fil des millénaires, ils imprimèrent leur empreinte entre taillis et buissons se frayant un chemin, nommé draille. Plus tard, l'homme devenu pasteur accompagna lui même ses bêtes. Ainsi donc le 25 mai, à la Saint-Urbain, les étables du pays se vidaient, les vaches astiquées, parées de plumets, de pompons, de fleurs, de branchage de rubans, partaient pour l'estive...
L'estive durait théoriquement jusqu'au 13 octobre, jour de la Saint-Guiral. Pendant tout ce temps, vaches et veaux étaient gardés par les buronniers dans des burons : au départ, une simple cabane, elle devient plus solide avec un toit très bas en lauze. C'est là qu'était fabriqué le Laguiole d'Aubrac, affiné dans la cave du buron.
Avec nos amis, nous avons effectué de belles randonnées :


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---Eglise de Nasbinals---------Détail du chapiteau-------------Brûme matinale -----------------Refuge des Rajas ------------Saint Côme d'Olt------------------------------ -
-Portail de l'église St Côme d'Olt --Modillon de la chapelle des Pénitents ---Cul de four de l'église d'Aurelle------Château de la Baume -------------Le Château du Bousquet
- le chemin des granges à Nasbinals : une visite à l'église romane de Nasbinals, puis nous cherchons notre chemin après le foirail.... petit détour sur le plateau et nous rejoignons le chemin des granges à travers les pâturages de Nasbinals et ses granges.
- Le Pic de Mus : départ à St Laurent du Muret puis les hameaux de Chantegrenouille avec son travail à ferrer en pierres, Sinière Planès, puis Taupinet et son beau four à pain bien restauré, également de belles maisons anciennes. La fin du parcours est assez sauvage et nous avons une belle vue sur le Pic de Mus.
- Saulieux au départ de St Côme d'Olt : un circuit facile et varié alternant paysages en sous-bois et larges points de vue. Cette balade nous a marqués par son intérêt patrimonial : de beaux villages : Saint Côme sur le bord du Lot (son église, sa mairie - ancienne demeure seigneuriale, la chapelle des pénitents), les hameaux de Saulieux (de très belles demeures anciennes restaurées), puis celui fortifié de Flaujac (enceinte couronnée de machicoulis, remparts), puis Lévinhac.
- la chapelle d'Aurelle au départ de Rieuvals : un beau sentier muletier dessert ce hameau abandonné. Une très belle église romane a été restaurée par les Compagnons du Devoir. La restauration de quelques maisons préservent l'authenticité du lieu. Retour par un joli sentier bien raide dans une hêtraie.
- Le signal de Mailhebiau (1460 m) : cheminement dans les pâturages avec les belles Aubrac ; solitudes du Mailhebiau où culmine l'Aubrac et où le Bès prend sa source. De beaux burons ("les Rajas" restauré en refuge sur le GR60) des rochers et bien sûr la belle croix de la Rode.
- une petite visite au Château de La Baume nommé le "Versailles du Gévaudan" en fin d'après midi après avoir récupéré René à Usanges (il vient de terminer son stage photo avec Aguila). Petite balade à l'étang de la Baume, puis le hameau de Trémouloux sous un soleil automnal.
- le château du Bousquet près de Laguiole, dernière randonnée (René est de la partie) : départ de la rando, au village de St Rémy de Montpeyroux, puis nous empruntons des sentiers bordés de houx qui nous mènent aux hameaux de Lindières et Giscard. (belles fermes). Puis nous gagnons Montpeyroux et le château du Bousquet (13è et 14è siècle en très bon état).
Mais la région est bien sèche pour la saison et donc peu propice à la poussée des champignons. A défaut de champignons, nous avons fait une belle récolte de noix, chataîgnes, et noisettes.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien de l'album photo google web.

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