lundi 5 décembre 2011

Côte Atlantique : Landes, Bassin d'Arcachon et Bretagne



Ce séjour est basé sur l'observation des grues cendrées et de oiseaux migrateurs dans les Landes et le Bassin d'Arcachon. Notre base dans les Landes se situe à Mimizan, région que JPierre tient à me faire connaître. Il a effectué l’inventaire des petits mammifères de ces forêts de pins maritimes, plus particulièrement de la réserve de la Mailloueyre.


Notre première balade emprunte le sentier de la Malloueyre au départ de la maison forestière de Leslurgues où se trouvent 2 vergers pour la production de graines de pins maritimes. Le sentier serpente dans la « forêt de protection » derrière la dune où se trouvent 2 étangs. Son objectif est de protéger la forêt de production, située en arrière, de la violence des vents et du des embruns salés. Ceci est visible par l’aspect torturé des pins maritimes formant des sculptures végétales et de nombreux arbres morts. Les dunes du cordon dunaire sont fixées grâce à 2 graminées : l’oyat et l’agropyron. Ce site est intégré dans le réseau européen Natura 2000.

Pour notre deuxième balade, nous observons les grues cendrées au gagnage puis allons à la réserve d’Arjuzanx (près de Morcenx) rejoindre Bernard Devaux, le collègue de JPierre, qui nous a accueilli dans sa maison forestière de Mimizan plage.
En ce milieu d’après midi, les grues ne cessent de se diriger vers leur dortoir et nous attendons l’heure pour gagner le point d’observation et assister au spectacle.




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--- Le cordon dunaire de Mimizan --- Les grues cendrées au gagnage dans les chaumes de maïs --- vols de ramiers


Situé au coeur de la forêt landaise et aux portes du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, le site d’Arjuzanx, qui s’étend sur plus de 2600 hectares, est né de l’exploitation d’une mine de lignite (sorte de charbon). Depuis 1983 l’ancienne mine, réhabilitée par EDF, accueille surtout des Grues cendrées en hivernage de mi octobre à mi-mars. C’est le 1er site français d’hivernage des grues. Lors de notre passage, le nombre de grues a été estimé à plus de 23.000. J’ai été très impressionnée par cette « féérie » de ces oiseaux. Les zones de remise du site d’Arjuzanx se composent de dortoirs (bordures et zones de faible profondeur des plans d’eau et aussi de dépressions humides) et de zones de pose (pré d’envol et pré-dortoirs) qui correspondent aux milieux prairiaux et landicoles.
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--------Fôret landaise ------ Lac d'Aureilhan ---- La dune du Pyla prise du Cap Ferret--------- Parc ostreicole -

Les grues cendrées, nichent dans le Nord de l’Europe. A l’automne, elles se regroupent et partent pour un grand voyage allant des pays scandinaves et de l’Allemagne du Nord à la péninsule ibérique. Parce qu’idéalement situé sur le couloir de migration, les Landes de Gascogne accueillent de très nombreuses Grues cendrées en hivernage. Les sites majeurs sont la Réserve Nationale d’Arjuzanx et le Camp du Poteau à Captieux. Les grues qui ne s’arrêtent pas en France rejoignent l’Espagne (Extremadura). A partir de février, les grues entament la migration de retour vers leurs zones de nidification où les couples vont se disperser, au sein de vastes étendues de marais, de tourbières, de forêts marécageuses pour se reproduire.
Un grand merci à nos amis Bernard et Elisabeth qui nous ont permis d’assister à ce ballet. Avant de gagner Lanton et le Bassin d’Arcachon, un dernier adieu aux Landes en passant par le lac d’Aureillan, puis les étangs de Biscarrosse, mais peu d’oiseaux dans les jumelles.


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----- Le Bassin d'Arcachon --------- la réserve du Teich et ses huttes de chasseurs -


Notre point de chute fut Lanton où nous retrouvons un ami de longue date, Guy DUPUY (qui n’a pas pris une ride !) que nous remercions pour son chaleureux accueil. Une hésitation pour la durée du séjour (en fonction du temps), et nous choisissons de rester quelques jours pour découvrir le bassin d’Arcachon.
Nous profitons de la douceur automnale et du généreux soleil pour faire de nombreuses observations dans les vasières du Bassin d’Arcachon. Une visite au Cap Ferret, à Arcachon et à dune du Pyla s’imposait. A noter 2 belles randonnées. L’une au domaine de Certes-Graveyron, domaine du Conseil Général, (anciens bassins piscicoles aujourd’hui aménagés pour la faune) et l’autre à la réserve ornithologique du Teich. Le bassin d'Archachon à marée basse, est un espace favorable à l'hivernage des limicoles et bernaches cravants et la longue vue s’impose. Nous avons pu observer des stationnements de bernaches, limicoles (pluviers argentés et dorés, bécasseaux variables, ...), chevaliers (gambette, aboyeur, ...) barges à queue noire... spatules, cigognes, cygnes tuberculés, grand cormorans, aigrettes garzettes, grandes aigrettes, hérons, …., plus de 40 espèces !
Avant de gagner la Bretagne, une halte est prévue dans le Marais Poitevin, cette fameuse Venise Verte. Pique nique à Coulon puis promenade en bordure des canaux, visite de Damvix et un coup d’œil à l’abbaye en ruine de Maillezais, mais nous y reviendrons pour un séjour plus long.

Là encore notre fin de séjour breton est aussi orienté sur l’observation des oiseaux limicoles et migrateurs. Quelques travaux de jardinage chez Jeannette et nous profitons de belles journées de novembre pour aller au Pays Bigouden, plus particulièrement dans l’Anse de Pont l’Abbé, Loctudy et l’Ile Tudy, cette langue de terre qui porte le nom d’île mais n’est qu’une presqu’île et ancien port sardinier. Bernaches cravants et de nombreux limicoles sur les vasières face aux îles Queffet, Chevalier, Garrot. Des chevaliers (gambette) mais aussi courlis cendré et courlieu, bécasseaux sanderlings, minutes, grands gravelots mais aussi de nombreux canards : tadornes, sarcelles d’hiver, souchets, pilets.

1 commentaire:

Anne et Jocelyn a dit…

Une nouvelle présentation sympathique de l'article.
Encore et toujours de belles photos.
Encore et toujours d' extraordinaire découvertes de notre patrimoine français riches et diversifié.
Merci pour la balade
Anne

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