mercredi 16 octobre 2013

Randonnées dans les Pyrénées Orientales avec nos amis Soubrier

  La rive gauche de la  Têt, exposée plein sud.Nous avons séjourné à Clara dans le Conflent à 6km de Prades, petit village perché à 600 m et avons randonné en étoiles, du samedi 28/09 au 5 Octobre. Vous trouverez ci-dessous un résumé de nos randos effectuées sur une semaine :
Image de carte
-Les balcons de Taurynia (ou les Mines de Taurynia et le canal de Bohère :  les mines de fer et l’Abbaye de Cuxa : départ de Clara (pour éviter de prendre la voiture le 1er jour). Topo guide Chamina (n°14) ou Topo guide Pyrénées Glénat Tome 1 (n° 18)–Longueur 18,5 km–dénivelé: 510 m.
Ce chemin avait rendez vous avec l’histoire : des mines de fer abandonnées depuis 195O, une abbaye pré-romane du Xe entourée de vergés baignés par le canal de Bohère. Il s’agit de la belle abbaye de St Michel de Cuxa d’influence byzantine. La plus ancienne abbaye romane du Roussillon : un très beau clocher roman Abbaye de St Michel de Cuxaà 4 étages de baies jumelées surmontées d'oculi et de créneaux.Un bel itinéraire dominé par le Canigou.
- Saint Martin du Canigou ou Les Boucles de Saint Martin du Canigou au départ de Casteils. Topo Guide Chamina (n° 15) ou  Topo guide Pyrénées Glénat Tome 1 (n° 19) – dénivelé 600 m, 9,8 km. 
Du village de Casteils, une belle rando au pied du Canigou qui monte par le Col de Llavent (958 m) en passant devant le cascade Dietrich. Après le col de Llavent, on grimpe dans la forêt du Bois de la Ville en enchaînant plusieurs ravins qui descendent à flanc nord du Canigou et que l’on enjambe presque toujours dans leur partie la plus haute. Chaque ravin Photo Clara 243franchi nous amène toujours plus haut.C’est d’abord celui de la Guille puis celui des Cirers et enfin celui de l’Asmoursadous.  Nous traversons tout d’abord des aulnes, puis des noisetiers (où nous perdons notre chemin). Une descente d’un ravin un peu scabreuse (main courante avec câble) nous amène sur un sentier en balcon. Là, à la Font del Bac dels Monjos à 1.347 mètres d’altitude, on atteint le point culminant de la balade puis descente en lacets jusqu’à l’abbaye. Nous dominons l’abbaye à 1055 m. Pique nique bien mérité face à l’abbaye. Nous la visiterons (1h) accompagnés d’un moine-guide à 14h (Communauté des Béatitudes). Cette abbaye romane méridionale a été fondée autour de l’an mille par Guifred II, comte du Conflent et de Cerdagne. Elle comprend 2 basiliques superposées, la basilique inférieure étant à demi enterrée.Le cloître a conservé 3 de ses anciennes galeries ; la galerie sud a été refaite avec les matériaux provenant d’un étage supérieur ajouté au XIIe. Puis après notre visite,  descente par le sentier qui descend en lacets au sud de l’abbaye par le ravin du Ridoulté qui tout en bas rejoint celui du Cady.
Arrêt au retour à la belle église de Corneilla de Conflent. Cette église est vraiment remarquable par la qualité de son architecture et son mobilier presque entièrement classé. Elle a un clocher du XIe siècle de style lombard, une nef flanquée de bas côté, une galerie de cloître côté nord, un transept à absidioles et une abside semi circulaire, tout ça d'époque variée . Son portail est ornementé d'un tympan sculpté et dispose de colonnes dont les chapiteaux proviennent du cloître aujourd'hui disparu. Son mobilier est impressionnant pour une petite église. La table du maître-autel est d'origine romane, il y a des stall es de chanoines. Elle contient de nos jours  une mise au tombeau incomplète du XVe, un Christ du XVIIe, une Vierge Photo Clara 357du XIVe (Notre Dame de la Crêche  venant de l'abbaye St Michel de Cuxa, XIIIe siècle), une croix reliquaire du XIIIe et un chasublier.
Remarque : pour ceux qui utiliseront le guide Chamina, une erreur est à signaler dans la durée et le kilométrage de la randonnée. Il faut 4 h (et non 2h30 indiqué) et 9,8 Km (et non 6 km).
- Les crêtes de Serrabone dans les Aspres, au départ du parking du Prieuré – Topo Guide Pyrénées Glénat – Tome 1 (n°16) – Dénivelé 550 m, longueur 10 km.
Magnifique rando dans les bruyères du massif des Aspres. Dés l’esplanade du prieuré , nous empruntons le sentier des crêtes en direction du nord ouest qui s’élève d’abord modestement dans la garrigue mais bien vite la pente se fait plus raide , le souffle plus court, malgré le 1er Octobre, le soleil commence à taper et la sueur perle. Le sentier serpente dans les bruyères roses fleuries en ce moment et les  bruyères arborescentes. Puis l’ascension devient plus raide par un sentier schisteux. Nous parvenons à la ligne des crêtes et prenons notre café avec encas aux col des Arques à 970 m. Un petit vent se fait alors sentir apportant un peu de fraicheur bienvenue. Nous continuons les ondulations des crêtes et poursuivons plein sud, puis au cairn nous commençons la descente en atteignant l’épave d’une camionnette bleue indiquant sur son flanc la direction de Serrabonne. (pique nique à l’ombre de chênes).  Après avoir suivi cette piste un bon moment nous parvenons au Col de l’Aspic (634 m). Dès lors nous empruntons le sentier qui assurait l’antique liaison entre Boule d’Amont et Serrabonne et qui serpente dans une forêt de hêtres. La descente, assez rapide, nous conduit au fond d’un ravin pour y franchir un petit cours d’eau  « Correc de la Corbera », affluent du Boulès. Nous voila peuPhoto Clara 395 après en vue du prieuré de Serrabone où une visite s’impose.
Un mot sur ce célèbre prieuré , un des chef d’œuvres de l’art roman roussillonnais, constitué à l’origine par la seule église « Santa Maria de Serrabona » construite au X°s , avant que de multiples travaux le siècle suivant, ne transforme le lieu en prieuré où s’installera une communauté de moines augustins . Outre sa tour clocher, nous y trouvons entourant la petite église originelle, un cloitre (constitué d'une seule galerie orientée plein sud avec de très beaux chapiteaux) les transepts, 3 absides et absidioles, les nefs centrale (voûtée en berceau brisé) et  latérale. Les sculptures du cloître, du portail, de la fenêtre absidiale et de la tribune sont entièrement ouvragées en marbre rose du Conflent. Une particularité - La Tribune : La tribune est considérée comme l'exemple le plus remarquable d'un travail de sculpture pour l'époque romane en Pays Catalan.
Arrêt au retour à la petite chapelle de de Saint Nazari de Barbadel (pré-romane X et XIème). 

Photo Clara 446 - Les gorges de la Carança au départ du parking de Thuès. Topo Guide Chamina (n°18)- Topo Guide Pyrénées Glénat – Tome 1 (n°25) – Dénivelé 300 m – Longueur : 8,6 km
Des ponts de singes, des passerelles suspendues et des échelles, le tout agrémenté de longs passages en corniche avec câbles : voilà ce qui nous attendait dans la remontée des gorges de la Carança.
Nous entrons dans la gorge en passant sous le pont du « train jaune », franchissant aussitôt un petit tunnel taillé dans la roche. Le chemin lui aussi taillé dans la roche suit le torrent puis s’élève rapidement pour cheminer en balcon au-dessus de la rivière. Impressionnant. Nous laissons face à nous la variante « balcons de la Têt par corniche » et prenons à droite la direction des « passerelles par corniche » en franchissant le pont. Le chemin s’élève rapidement, et nous dominons la gorge, repérant en contrebas, sur l’autre versant, le sentier variante. Nous prenons à gauche « passerelles par corniche », puis, immédiatement, on laisse « Donna » à droite pour continuer à l’horizontale. Nous passons maintenant sur un chemin en corniche, taillé dans la falaise. Le site est impressionnant, à déconseiller à ceux qui ont le vertige, mais il est équipé d’un câble qui sécurise vraiment l’itinéraire. La partie la plus agréable commence après une prise d'eau au bout d'une petite heure de marche. on suit la rivière de très près par des échelles, des passerelles et des ponts métalliques suspendus et ceci pendant près d'une heure. Après un
long parcours en forêt nous grimpons à une échelle pour accéder à une passerelle suspendue que l’on traverse. Les mouvements d’oscillation de la passerelle surprennent un peu, mais
les câbles latéraux permettent de garder l’équilibre… Nous pique niquons à côté d’un pont en pierres appareillées, suivi d’un large chemin bâti !. Retour ensuite par le même itinéraire mais plus rapidement qu’à l’aller.
Arrêt au retour à Villefranche de Conflent pour la visite de l’église (malheureusement celle-ci est fermée à partir du 1er Octobre). Puis destination Prades où nous en profitons pour faire un tour à l’église Saint Pierre et voir ce fameux retable baroque (Le plus grand retable baroque de France) du grand sculpteur catalan Joseph Sunyer, qui réalisa cette Photo Clara 598œuvre à la fin du XVIIème siècle.
- Le chemin des estives : Casteil et la route forestière de Mariailles (Casteil et la route forestière de Mariailles, piste en terre à partir du Col de Jou, parking du Randé). Départ du Refuge de Mariailles - Topo Guide Chamina (n°13) – Dénivelé 810 m – Longueur 15,5 km (Point de départ pour le Canigou).
Nous empruntons le GR10 qui descend au milieu des sapins  le long d’un canal. Après avoir traversé la rivière Llipodère  par un petit pont de bois on débute la montée au travers d’une agréable forêt. Le chemin se poursuit jusqu’à la rivière Cady (1964m) que l’on traverse sans difficulté (petit encas avec café/thé pour se restaurer avant d’attaquer la montée). Nous remontons le ravin de Moura après deuxième passage rocheux sécurisé, nous montons raide en forêt et traversons un pierrier. Dans une zone de fougères, nous passons devant les orri de Moura et atteignons le Col de Segalès où nous pique-niquons. Au col de Ségalès nous prenons à droite vers le refuge de Mariailles et traversons 2 grands pierriers. Nous laissons le Canigou à gauche (2h) et nous franchissons à nouveau un torrent, Cady, au milieux de ma
gnifiques sorbiers des oiseleurs et leurs fruits rouges.
Nous passons le ravin des sept hommes et continuons en forêt pour arriver au refuge ONF de Mariailles, avec une très belle vue sur le Canigou. Des bolets rudes pointent leur nez et feront un excellent accompagnement pour nos pâtes.
-Photo Clara 737 Dernier jour la pluie ! : plus de rando mais nous visiterons St Michel de Cuxa à nouveau, puis Castelnou^, ce village médiéval et son château, ainsi que le Musée d’Art Sacré d’Illes sur Têt. 

- Sur la route du retour, sous un magnifique ciel bleu, arrêt au joli village d’Eus et au Prieuré de Marcevol (pique nique). Là encore une visite s’impose. Le prieuré est situé sur la commune d’Arboussols à 560 m sur un plateau dominant la vallée de la Têt, au cœur d'un paysage somptueux avec vue imprenable du
Canigou. Il fut bâti au 12ème siècle par les chanoines du Saint-Sépulcre. Sa façade regarde vers l'ouest : elle est typique de l'art Roman du XIIème siècle, constituée de pierres granitiques parfaitement taillées et assemblées. Le portail est en marbre rose de la carrière de Villefranche de Conflent. Nous ferons également un petit détour,à quelques pas du prieuré, à la chapelle de Nostra Senyora de les Grades, du XIe, qui domine  le petit hameau. JPierre, Christiane et René pilleront les figuiers de la campagne !…. JPierre préparera sa confiture le soir même (16 bocaux).
Pour en savoir plus, il suffit de cliquer sur le diaporama ci-dessous :


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